La mort de Zaha Hadid le 31 mars 2016 à Miami a fait les gros titres… la starchitecte, première femme à recevoir le Pritzker Prize en 2004, avait présidé au début de la décennie à plusieurs livraisons d’importantes commandes : le MAXXI à Rome ou la GOH acronyme de Guanzhou Opera House à Canton, dénomination antérieure de la ville située sur la rivière des Perles et plus particulièrement dans le nouveau quartier de Zhujiang.
En 2002, la seconde phase du concours réunit Coop Himmelblau, Rem Koolhaas et Zaha Hadid, une ‘short list’ directement issue de l’exposition ‘Deconstructivist Architecture’ de 1988 ; au début du 21ème siècle la course à l’édifice spectaculaire est lancée entre les villes chinoises.
L’édifice, dont le chantier a commencé en 2005, est achevé en 2010 mais ‘The Grand Opening’ s’est déroulé en mars 2011.
Cela a été l’occasion d’un évènement mondain spectaculaire dont un livre témoigne, son coût légèrement prohibitif m’a fait adopter la technique chinoise : tout photographier… et en faire un leporello…
Un autre objet était une élégante tasse posée sur sa soucoupe, ornée de quelques traits inspirés de la main de Zaha, trop fragile même dans les valises à coque.
En définitive le puzzle proposé au rayon des souvenirs me semble bien restituer les effets recherchés par l’architecte dans ses projets… Il s’agit d’une image des mouvements et flux qui parcourent cet ensemble qui comprend deux salles de spectacle, plusieurs foyers et d’importants espaces de réception et de circulation. Les visites intérieures étant limitées au week-end, mon approche est restée périphérique. Le concept développait le principe d’une nouvelle géographie selon une métaphore organique… deux émergences, verre et parement en plaques de pierre reconstituée sur un treillis de métal, posées sur un socle, patchwork de poteaux penchés et dalle de béton, gazon et plan d’eau. Ces espaces sont scandés de sculptures étonnantes, toutes copies ou déclinaisons du répertoire occidental : du penseur de Rodin à une silhouette de Giacometti en passant par une réinterprétation du David de Michel-Ange par des artistes chinois.
Les matériaux sont bon marché et leur mise en oeuvre est parfois approximative mais cela n’empêche pas des couples de futurs mariés de venir se faire photographier dans ce cadre ‘futuriste’…
MPH / Visite du 15 août 2017




