Notre Dame des Larmes

Tout commence en 1953 à Syracuse, par un miracle, reconnu par le Saint Siège. Une statue de la vierge pleure en abondance chez un couple modeste de la ville. Toute l’Italie accourt, le Pape aussi.

En 1957, un concours international est lancé pour la construction d’un écrin pour le miracle, pouvant ac­cueillir 20 000 pélerins, concours auquel répondent plus d’une centaine d’agence du monde entier. C’est le premier concours international pour un édifice cultuel.

Les propositions reflètent toutes les tendances archi­tecturales du moment, avec une nette prédominance de l’usage du béton brut façon néogothique moderne.

Les jeunes architectes Michel Andraut et Pierre Parat s’associent pour l’occasion et remportent le concours, avec un projet dont on loue la grande unité. Rudolf Schwartz y voit un exemple de la tradition française poursuivie par Perret. Il écrit : “les élèves de ce grand continuateur de la tradition française à l’époque mo­derne démontrent que la spiritualité gothique et le symbolisme de la flèche sont encore vives” *.

 Le chantier s’éternisera, entre fouilles archéolo­giques, glissement de terrain et surtout, demande de modification de la hauteur par la commission des Monuments Historiques italienne, puis reprise com­plète des calculs de statique.

La basilique ne sera vraiment terminée – et bénie par Jean Paul II – qu’en 1994, 40 ans plus tard.

Danielle Laouénan

Visite, été 2016

Maquette : h. 5cm., Ø 6 cm. ; carte : 8 x 5 cm.

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